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Protection

Chapelle Tour des Finances

Chapelle de l’ancienne Tour des Finances.
Chapelle non protégée, démontée en 2004.
© MRBC - Photo Ch. Bastin et J. Evrard

A ce jour, la Région de Bruxelles-Capitale compte environ 3.000 bâtiments et sites classés ou inscrits sur la liste de sauvegarde. Ce chiffre est relativement peu important par rapport à la totalité du bâti (moins de 1 %). L’ensemble des monuments et des sites classés atteste de l’évolution de la notion du patrimoine au fil du temps.

Cette évolution ainsi que l’histoire spécifique de Bruxelles expliquent que la protection du patrimoine de la Région présente encore des lacunes. Ainsi, parmi le patrimoine non protégé, on peut aussi bien citer le Palais royal et la plupart des immeubles entourant le Parc de Bruxelles, que le site de Tour et Taxis, la cité Hellemans située au coeur des Marolles ou encore l’Atomium.

Inventaire

Le travail doit donc être poursuivi afin d’atteindre une plus grande cohérence dans la gestion de la protection du patrimoine bruxellois et dans sa mise en oeuvre au niveau plus global de la planification et de l’urbanisme – à travers des plans (plans de développement et les plans d’affectation du sol régionaux et communaux), et à travers des règlements (Règlement régional d’Urbanisme, règlements zonés, etc.). Cela requiert, avant toute chose, une connaissance approfondie des immeubles, ensembles ou sites, et donc une estimation de leur intérêt. Un inventaire complet du patrimoine existant représente donc un outil essentiel pour mener une politique de protection équilibrée. Cet inventaire est en cours de réalisation à la Direction des Monuments et des Sites. A l’heure actuelle, trois communes ont fait l’objet de publications : Bruxelles-Ville (Pentagone), Etterbeek et Saint-Josse-ten-Noode, tandis que l’inventaire de Saint-Gilles n’est consultable que via le site Internet de la Direction. Un effort reste encore à accomplir, en plus de la remise à jour des inventaires déjà réalisés il y a plusieurs années (Pentagone).

Critères d'évaluation

En attendant la réalisation de cet inventaire, la CRMS se voit cependant régulièrement interrogée sur des demandes de protection. Aucune procédure n’existe à l’heure actuelle pour protéger d’urgence un patrimoine exceptionnel découvert fortuitement et menacé, ou pour interrompre – ne fût-ce que temporairement – une situation le mettant en péril. Lorsqu’elle est consultée sur la protection d’un bien, la CRMS instruit la demande, en collaboration avec la Direction des Monuments et des Sites, sur base de recherches effectuées à la fois in situ, dans la littérature ou en archives. Ses critères d’évaluation vont de l’importance historique ou artistique de l’oeuvre (au niveau international ou régional) à son rôle structurant dans le tissu urbain ; de l’intérêt de sa typologie à la personnalité de l’architecte et à la signification de l’oeuvre dans la carrière de celui-ci ; de son caractère unique à son intérêt sur le plan technologique ou de la mise en oeuvre des matériaux. Par ailleurs, la Commission prend aussi régulièrement l’initiative de proposer la protection de biens ou de sites précis. Elle encourage les campagnes de protection sur base de recherches approfondies et globales, comme elle l’a fait récemment pour les immeubles à appartements de l’entre-deux-guerres à Bruxelles.

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