Aller au contenu. | Aller à la navigation

Navigation

Outils personnels

Outils personnels
Vous êtes ici : Accueil / Thématiques spécifiques / La constitution d'un dossier de restauration
Vous êtes ici : Accueil / Thématiques spécifiques / La constitution d'un dossier de restauration

La constitution d'un dossier de restauration

Qu’il soit question de sites naturels, de bâtiments ou d’éléments décoratifs, restaurer signifie intervenir dans le but de préserver ou de remettre en valeur les caractéristiques essentielles d’un bien. Une telle intervention nécessite une connaissance approfondie et une bonne compréhension du sujet. Elle suppose un diagnostic précis des problèmes et la recherche des traitements les plus appropriés.

La composition d’un dossier de restauration d’un bien protégé est légalement déterminée par l’arrêté d’application du 11 avril 2003. Le dossier doit en tout premier lieu comporter un volet documentaire et explicatif comprenant les documents suivants :

  • Une description détaillée de la situation existante (textes, photographies et relevé précis à une échelle adaptée), un inventaire des éléments en place ainsi qu’un premier constat des pathologies et leur localisation sur le relevé.
  • Une étude historique se fondant sur des recherches menées tant dans la littérature qu’en archives (avant-projets, demande de permis d’urbanisme, cahiers des charges, clichés anciens, etc.) et sur un examen matériel in situ (études stratigraphiques par exemple). Sur base de ces recherches, une chronologie des différentes campagnes de travaux est établie. Le report des informations sur des documents graphiques favorise la lisibilité et l’évaluation des interventions successives.
  • Un examen physique de la construction documentant sa structure et sa stabilité, les techniques et matériaux utilisés. Celui-ci permet également de poser le diagnostic des pathologies et d’en déterminer la cause.

C’est sur base des études préalables que les options de restauration sont proposées et justifiées. Sont exposés d’une part les principes qui sous-tendent le projet (période de référence, nouvelle affectation, etc.), et d’autre part la description des traitements et techniques de restauration, ainsi que les éventuels remplacements ou reconstructions d’éléments. Tout argument s’étaie sur base de plans (dessinés, de préférence, à la même échelle que la situation existante), détails d’exécution, cahiers des charges, fiches techniques des matériaux, etc. Les interventions doivent être localisées et quantifiées avec le maximum de précision.

Un dossier complet rassemblant dans un ordre cohérent toutes ces informations et analyses offre la meilleure garantie d’une restauration appropriée, évitant les interventions dommageables ou superflues. Le contenu et la consistance du dossier dépendront bien entendu de la nature des travaux et de l’importance du projet. Par exemple, de simples travaux d’entretien ne modifiant pas la situation existante ne nécessitent pas d’étude historique. De même, une étude de stabilité est superflue pour la restauration de châssis, tandis qu’une étude stratigraphique et des relevés détaillés s’avèrent dans ce cas des documents indispensables. Les interventions locales nécessitent toutefois que l’on s’interroge sur leurs conséquences à l’échelle globale du bien.

Actions sur le document