Aller au contenu. | Aller à la navigation

Navigation

Outils personnels

Outils personnels
Vous êtes ici : Accueil / Thématiques spécifiques / La maison bruxelloise ou la flexibilité à petite échelle
Vous êtes ici : Accueil / Thématiques spécifiques / La maison bruxelloise ou la flexibilité à petite échelle

La maison bruxelloise ou la flexibilité à petite échelle

A échelle réduite, on retrouve la flexibilité du tissu urbain ancien dans certaines typologies de bâtiments. La maison bourgeoise bruxelloise en constitue un très bon exemple. Son appellation communément admise met d’emblée en évidence son lien étroit avec la capitale. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, ses caractéristiques se montrent clairement établies et elle devient un modèle de référence pour le développement des quartiers résidentiels de la ville hors de ses limites médiévales (première couronne). De nombreux quartiers bruxellois doivent encore leur physionomie à la typologie de ces maisons, à la structure du parcellaire, aux alignements, aux hauteurs de corniche qui caractérisent ces extensions. L’interaction voulue de tous ces éléments avec l’espace non bâti est à l’origine de la qualité du cadre de vie qu’ils offrent.

Conçues à l’origine comme des maisons unifamiliales, les maisons bourgeoises constituent encore aujourd’hui le cadre de vie de nombreuses familles. Bien qu’elles aient souvent été adaptées à de nouveaux modes de vie ou subdivisées en plusieurs unités de logement, beaucoup d’entre elles ont conservé l’essentiel de leur concept d’origine : les trois pièces en enfilade, la cage d’escalier latérale, le bel étage surélevé, le niveau de caves à demi-enterré et un long jardin étroit. Si elles répondent initialement à un programme stéréotypé (stricte hiérarchie entre les espaces de réception, d’habitation et de service), les propriétés spatiales des pièces (proportions, hauteur de plafond) permettent une utilisation et des aménagements contemporains. Les nouvelles fonctions (sanitaires, cuisine, etc.) peuvent aisément être intégrées dans les volumes existants sans remettre en question les systèmes de distribution et l’organisation spatiale d’origine. Les nombreux éléments de décors, souvent bien conservés – plafonds moulurés, lambris, manteaux de cheminées ou parquets – contribuent également à la qualité de vie de ces maisons.

Enfin, les matériaux et techniques de construction utilisés sont également garants d’une bonne résistance au temps pour autant que l’entretien soit régulier.
Tous ces facteurs font de la maison bruxelloise un patrimoine vivant et attrayant pour les habitants d’aujourd’hui qui sont à la recherche d’un cadre de vie de qualité dans la ville. Pour que les habitants et utilisateurs de demain puissent également faire usage, avec la même souplesse, de ce type d’habitation, il est important de préserver ces atouts.

Actions sur le document